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Ocean Climax : une deuxième soirée contrastée

Deuxième journée de l’Ocean Climax Festival à Darwin contrastée entre de belles découvertes et autres déceptions.

Après la très belle soirée de jeudi avec Metronomy et Darius, on a pris cette mauvaise habitude de s’attendre à ce que tout aille crescendo. On vous l’avait dit, cette soirée était pleine de promesses pour la suite du festival. Mais c’était sans compter sur les aléas de la musique live: des artistes décevants, d’autres surprenants. La deuxième journée de l’Ocean Climax reste alors contrastée par un déséquilibre musical trop palpable.

La journée débutait pourtant bien avec la musique estival de Delicieuse. Mais c’est surtout l’énergie de Bengale qui nous a marqué. Ces bordelais avec leur electro pop hybride n’ont peur de rien, s’en foute de tout et c’est très bien comme ça. Ils nous font vibrer et c’est une jolie découverte qui s’offre à nous tandis que le show dévoile petit à petit ses multiples facettes. S’en est suivi Ariel Ariel et leur pop acidulé, ne faisant que confirmer que Bordeaux regorge de groupes tous plus talentueux les uns que les autres.

La journée allant bon train, c’est la douce de Keren Ann qui prit le relais. Avec une voix certes indénibale, on en retiendra pourtant qu’un concert tout au plus agréable. Il en est de même pour Papooz, avec un show sans surprise et trop propret. Mais la plus grande déception restera Lilly Wood & The Prick. Affublée d’une sono défaillante et grésillante, leur musique intimiste ne semble pas adéquate à un festival. Seul leur tout premier album, avec des titres tels que ‘It’s Ok‘, ‘Down the Drain‘ ou encore ‘My Best‘ contentera un public déconcentré et insatisfait.

C’est les crooners de Her qui nous feront oublier nos déceptions. Sensuels dans leur costards jusque dans leur musique, ils nous saisissent et nous entrainent dans leur univers qui sent bon la James Bond Girl.

Puis aux alentours de 23h, le public se rend vers la grande scène. Non, le public se rue vers la grande scène. C’est comme si tous savait que la voix impressionnante de Selah Sue allait les traverser de part en part, laissant une trace indélébile d’un concert émouvant.

Il est minuit et c’est maintenant à L’Impératrice de nous subjuguer de leur electro funk suave et touchante. Les titres s’enchainent et on ne s’en lasse pas. Ils ne cessent de remercier le public qui le leur rend bien.

La soirée se clôture sur le show violent et puissant d’Odezenne. On danse, on vibre, c’est comme s’ils voulaient nous faire oublier cette journée en dents de scie. Enchainant les morceaux, mélangeant le rap et le rock, Odezenne séduit le public qui semble apprécier cet OVNI musical.

 

Écrit par Coline Poidevin

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