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Médine brise les frontières de la Rock School

 

Medine a investit la scène de la Rock School Barbey et son concert a pris un ton… Ecclésiastique. 

Alors que les fidèles se rejoignent autour de la scène sainte, un bruit sourd survient, laissant entendre un message puissant : ce sera la force de la culture face à la culture de la force. Le Khan entre en piste, et commence a capella, sa force est tranquille mais ses paroles profondes ; s’il vient voir du pays, c’est bien pour décrire la vie urbaine en alexandrin.

 

Médine, comme il aime à l’exprimer dans sa Lecture Aléatoire, s’inscrit dans cette lignée de rappeurs très largement inspirés par NTM ou IAM ; cette catégorie qui a un message politique fort à faire passer. Les thématiques y sont nombreuses : communautarisme, discriminations, évolutions de la société, sans limite géographique. Dans ce contexte d’élections, Médine prend la parole face à la foule et délivre son secret : ‘Don’t Panik. Les paroles prennent d’ailleurs un sens particulier quand ‘Blokkk Identitaire retentit : “l’amour des siens n’est pas la haine des autres” ou encore “qui troque sa liberté pour la sécurité ne mérite ni l’une ni l’autre” [Reboot]. Le message adressé aux politiques devient alors clair : #Faisgafatwa.

S’il s’adresse plusieurs fois à son public concernant les récentes élections, ce n’est pas un hasard. Il a bien l’intention de dénoncer la division dégoûtante ayant dominé ces campagnes présidentielles, résiduelle des conflits régnant dans le monde entier. Médine l’engagé, convainc grâce à sa Prose élite, met en garde les élites pour ‘Raison Sociale. Pas besoin d’ ‘Allumettes pour mettre le feu à une scène qu’il investit totalement par sa simple présence.

 

La thématique de la vie politique ne suffit pourtant pas pour décrire l’oeuvre de Médine. Sa vision de la religion permet de mieux comprendre son discours. En ‘Porteur Saint il partage avec la foule sa réflexion et finit par admettre sa réalité, “si la religion est l’opium du peuple, c’est que le peuple a pris pour religion, l’opium”.

 

Devant la foule, Médine n’est pas seul. Il s’accompagne d’Alivor, membre du collectif Din Records. Le “plus jeune” du collectif sait ce qu’il a à faire, et le fait bien. Il épaule le Grand Médine avec une énergie débordante et prend même le mic pour envoyer ‘César’ avant de rendre à Médine, ce qui appartient à Médine.

Le Speaker Corner en a fini, et c’est en sauveur que Médine quitte la scène, après avoir interprété son déjà classique ‘Grand Paris, admettant finalement que Bordeaux influence Paname. Ce soir-là, Bordeaux était à l’image de son messager : Bordeaux était brûlant, Bordeaux était grand.


Ecrit par Antoine Brayer et Mathieu Triquenot

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