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Le Cabaret Vert : Éclectisme et déchainement étaient au rendez-vous

Jeudi 24 aout débutait la 12ème édition du Cabaret Vert à Charlevilles Mézières. Ce festival est essentiellement musical mais propose aussi un village associatif avec des arts de rue, des courts métrages, des peintures. L’une de ses particularités est le nom venant du poème d’Arthur Rimbaud mais aussi sa dimension éco-citoyenne. Une fois de plus, la programmation musicale réunissait diversité des styles et grands noms de la scène internationale : Justice, Cypress Hill, Flume , London Grammar, the Kills, Jain, Franz Ferdinand, Vald, The Blaze, Panda Dub, Denzel Curry, Pop Corn Party et Raspect Crew & Asher Selector.

Premier jour : London Grammar, Chronixx, Cypress Hill et Flume

Le premier jour de festival, le camping principal était déjà plein dès le matin, la hâte des festivaliers de débuter cette nouvelle édition s’est fait sentir notamment aux vues des têtes d’affiche de la soirée : London Grammar, Chronixx, Cypress Hill et Flume.

London Grammar ouvre le bal sur la grande scène, en proposant une performance intense, des vocalises d’une justesse qui en émeuvent tout le public. Les corps se balancent sous les sonorités et notes tendres.

Arrive un des moments tant attendus de cette édition : le passage de Cypress Hill sur la scène Zanzibar. Bien évidemment, ils ont mis tout le monde d’accord durant leur prestation en balançant leurs titres les plus célèbres «Hits from the Bong », « Insane in the brain » sur lesquels toute la foule s’est mise à sauter et se déchainer.

 

On finit la soirée avec le jeune Dj/producteur australien de musique électro, Flume. Il nous fait danser sur le mélange de ses beats puissants, cosmiques et ses voix douces en y agrémentant une scénographie toujours à la hauteur avec ses fameuses fleurs et végétaux habillant les écrans géants du festival. Il nous a bien évidemment joué « You & Me », « Never be like you », « Insane » qui nous ont fait passer par toutes les émotions.

 

Deuxième jour : Pop Corn Party, Radio Meuh, Raspect Crew, Jain et Soulwax

 

Malgré une soirée de la veille exaltée, le public est encore au rendez-vous vendredi. Néanmoins, les artistes annoncés étant moins connus, la motivation des spectateurs s’est faite plus longue.

Dès 14h, sur la scène « Aux temps des cerises » qui regroupe chaque année les artistes reggae, les groupes Pop Corn Party et Radio Meuh ont déchainé les foules. C’est toute la structure de verre qui tremble sous les pas du public. Ils ont réussi à tenir, en collaboration avec Raspect Crew, un show du début de l’après-midi jusqu’à la fin de la soirée.

 

Cette même soirée, Jain, artiste montante de la scène française, a réussi à endiabler le public sur la scène principale (Zanzibar). En effet, malgré sa récente carrière, elle a livré sur scène une énergie, une spontanéité, une performance, mais aussi une tendresse digne des plus grands. De plus, sa prestation était renforcée par une scénographie et un jeu de lumière en total accord avec l’identité de l’artiste.

 

Avant dernier concert de la soirée et toute la foule se déplace vers la scène principale pour écouter Soulwax. Ce groupe peut connu a livré une prestation hors du commun à la scénographie incroyable, en passant du rock à des notes d’électro ce qui permit à chacun de se reconnaître. Les voix accompagnées par le synthé et les trois batteries ont laissé tout le public bouche bée.

 

Troisième journée : Pop Corn Party, Radio Meuh, ALB, Justice, The Blaze et Vald

 

Troisième jour et dernière soirée qui s’annoncent aussi monstrueux que déconcertants par l’éclectisme des styles musicaux. Toute l’après-midi c’est de nouveau Pop Corn Party et Radio Meuh qui lancent les hostilités, et ils sont encore une fois à la hauteur.

ALB, jeune duo rémois a proposé une avant-première de leur nouveau show pour la sortie de leur album en septembre. Les mélodies pop romantiques accompagnées d’électro ont été d’une efficacité sans nom. L’un en face de l’autre sur la scène, accompagnés d’un écran diffusant certains de leurs clips, de leurs paroles mais aussi des animations, ils ont annoncé une soirée magique qui a réussi à nous éblouir.

Changement total sur la scène Zanzibar où le groupe Justice se prépare à déclencher une folie furieuse. Ces rois du dancefloor, malgré une certaine discrétion médiatique depuis quelques années, ont clairement montré que leur présence était légitime. En effet, ils jouent des titres phares de leur album Cross avec D.A.N.C.E ou encore  Genesis et c’est clairement une folie, une osmose, un déchainement de corps à l’unisson. C’est un moment incroyable partagé par tous.

Et la soirée n’est pas finie : Départ pour la scène Illuminations avec le concert du groupe The Blaze. Ce groupe s’amuse avec différents styles tels que la dub, la techno mais encore la soul et la house où chacun peut se reconnaître et kiffer son concert. Avec certains temps calmes ils réussissent à nous créer une attente et une envie encore plus grande d’écouter et de bouger sur le reste de leurs sons. Ils ont clairement réussi à maintenir l’adrénaline de la soirée.

Puis de nouveau, un revirement de style musical. Après Justice la scène Zanzibar laisse place à Vald. Ce jeune talent propose des textes totalement décalés, originaux, sans se prendre au sérieux, en se moquant de tout et surtout de lui-même. Il reprend durant cette soirée ses textes les plus connus : Bonjour”, “Ma meilleure amie”, “Selfie”. Le public est totalement réceptif et chantent à l’unisson les paroles.

 

Quatrième journée : Raspect Crew, Asher Selector, Kate Tempest, FKJ et Petit Biscuit

 

Dernière journée de concerts, le camping et le site se vident déjà. Nous avons encore la chance de voir Raspect Crew & Asher Selector pour une ultime prestation de qualité.

Puis sur la scène principale la jeune anglaise Kate Tempest nous propose du rap/slam avec une énergie, une franchise, une intensité et des instrus brutes qu’apprécient nos oreilles et nos yeux.

C’est ensuite au tour de FKJ, seul sur scène, de nous proposer un show très riche. En effet, à lui seul il manie lors de son show : clavier, guitare, saxophone et sa voix d’une justesse incroyable. Avec ses sonorités jazz, soul, groovie, electro il nous transporte, nous fait nous mouvoir et nous émouvoir.

Et nous finissions par Petit Biscuit, ce DJ de 17ans réussit lui aussi à jongler entre pad, guitare, clavier et voix. Malgré quelques maladresses durant son live dues sa jeune expérience il dépeint une ambiance où tout le monde s’envole, se déchaine pour cette clôture de la 12ème édition du Cabaret Vert.

Le Cabaret Vert ne nous a encore une fois pas déçu. Avec une programmation riche, il a su ravir tous les cœurs tout en sensibilisant ses spectateurs à l’environnement et aux autres arts de rues.

 

Par Emma Bréhaudat.

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