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Climax Festival Day #3

Bravant la pluie battante, les énormes mares de boue, et tous les obstacles de cette troisième journée de festoche, l’équipe de Start It a tout de même réussi à couvrir rien que pour vous cette soirée mouvementée du Climax Festival.

J-Silk

Avec leurs airs complices , les trois membres du groupe J-Silk instaure un cadre intimiste en ce début de troisième journée au Climax. Au fil de leurs créations (Make Love, WWWD et bien d’autres) on comprendra que la nature et l’environnement ont une importance majeure pour le trio et c’est ce qui les a fait venir au Climax. Un titre est même consacré à dame nature, Hummingbird, indiquant clairement qu’ils ne sont pas là pour être ici. Le public qui s’est déplacé pour ce dernier jour de festival entame donc la journée avec un groupe oscillant entre R’n’B et soul music sensible, de quoi présager que du bon pour la suite de la soirée.

Le set se termine en beauté avec le titre If you leave, laissant le public aspiré par la voix mélodieuse de Joanna Reeves.

 

Retrouvez bientôt l’interview de Start It avec Joanna, Louis et Didier.

 

Omar Souleyman

Omar est la grande découverte de ce troisième jour de festival. Ce syrien de Tel Amir a électrisé les festivaliers dès 19h avec un concert original à base d’électro et de Dabka (musique syrienne traditionnelle).  Un mix plutôt étonnant qui a fait son petit effet, puisque la foule, presque en délire, se lâche totalement au rythme de cette poésie électrique étonnante. Chacun se prend à taper dans les mains, esquisser quelques pas de danse tout droit venus du Proche Orient, et à chantonner sur Warni Warni avec ce spécimen, en habit traditionnel. Le public a même un peu taper du pied avec des rythmes proches de notre techno européenne. Bref, cette découverte est sans doute la plus étonnante que Start It est faite en cette journée du 9 septembre. A retrouver prochainement lors de sa tournée en France à Gennevilliers, Marseille, Lille ou encore Louvain.

 

Amadou & Mariam

Vient le tour du couple d’artistes maliens, Amadou et Mariam, de nous livrer un show bienveillant et chaleureux. Accompagnés de musiciens survoltés et d’une choriste et danseuse à l’énergie inébranlable, ils entonnent leurs titres bien connus par le public français.

Amadou et Mariam, vêtus de boubous assortis, étaient l’une des valeurs sûres de cette journée de Samedi. Une ambiance presque familiale s’est créée entre les artistes et les musiciens mais également avec les spectateurs qui n’hésitaient pas à danser sur les percussions africaines. Le duo alterne monuments musicaux comme Beaux Dimanches que les jeunes et les moins jeunes chantent en cœur dans le public, et leurs nouveaux titres plus rocks et plus dansants, comme Bofou Safou, issus de leur prochain album Confusion.

Malgré l’ambiance joyeuse et légère du concert, Amadou et Mariam en profitent pour alerter le public à propos de l’actualité politique dans les pays d’Afrique à travers les paroles pleines de sens de leurs nouveaux titres.

Mariam achève ce show généreux et fédérateur en transmettant ses « amitiés » à un public reconnaissant et exalté, se laissant porter vers une nouvelle scène sur les derniers accords de guitare d’Amadou.

Le nouvel album d’Amadou et Mariam, Confusion, sortira le 22 septembre prochain.

 

Morcheeba

Très attendu, Morcheeba composé de 5 membres dont la magnifique Skye Edwards, chanteuse à la voix sensuelle, adulée par la plupart de la population féminine, enflamme une fois de plus le parc Palmer. La proximité évidente de la chanteuse avec le public rend la prestation singulière. “Do you like my outfit ?” lâche-t-elle entre deux titres avec sa voix sensuelle. “Anyone with red boots ? or red shoes ? This song is for red lovers” s’écrie-t-elle enfin avant de faire bouger l’ensemble du public de la scène Palmer au rythme des performances du groupe. Morcheeba c’est une expérience à vivre, une musique acidulée surfant entre la pop, le rythm’n’blues et le downtempo. Un mélange exquis à voir et à revoir.

 


S-Crew

Alors que la pluie redouble d’intensité et que la foule commence à dégouliner des pieds à la tête, la scène principale s’éclaire.

Une fois les cris des fans passés, les 4 membres du groupe parisien débarquent, groupés, pour le concert le plus énervé de cette 3ème édition.

Framal, 2-Zer Washington, Mekra et évidemment Nekfeu ont lancé les hostilités avec Jusqu’au bout, transformant la foule en champ de bataille entre pogos, bras levés et parapluies agités.

La question que beaucoup de monde se posait lors de l’annonce du concert du collectif était : “Nekfeu va-t-il nous faire profiter de quelques titres solos ?” Car si le groupe est soudé “depuis qu’on est grand comme ça” comme le dit si bien Framal, l’explosion de la carrière solo de Nekfeu fait de ce dernier un leader attendu au tournant partout où le groupe passe.  Et il semblerait que nos prières aient été entendues, le Fennec performant sur les titres Esquimau, Mauvaise Graine de son dernier album, Humanoïde, ainsi que Tempête, de Feu.

Le collectif transportait dans ses bagages quelques exclusivités comme la présence de Doum’s de l’Entourage, S-Pri Noir, et Nepal a également profité de la soirée pour dévoiler un futur projet.

 

Pendant que l’équipe Start It se dirigeait vers Bon Entendeur afin d’éviter la boue, le concert se finissait sur J’aurais pas du, agrémenté de confettis et de boules geantes transportant les membres du crew.

 

Bon entendeur


Fort de l’interview terminée bien plus tôt dans la soirée, le duo de Start It s’impatientait de voir le live du collectif. Les spécialistes du made in France, Bon entendeur, se sont ainsi réunis sur la scène du Théâtre pour ambiancer une foule trempée mais toujours au taquet en cette fraîche soirée de septembre. C’est ainsi que, ignorant la boue sous leurs pieds, les festivaliers commencent les uns après les autres à hocher la tête, comme sur le fameux remix de Le temps est bon d’Isabelle Pierre.

“ J’aime le reggae, j’aime le jazz, j’aime le rock, j’aime tout,… J’aime toutes les musiques, à part les chants nazis, tout me plaît ! ”

 

Tellier, Bon Entendeur : “Le hasard”, Tellier, September 2014

Un set énergique de 1h30, oscillant entre l’électro, le hip hop, la variété française, le tout ponctué  par les discours de personnalités, si propres au groupe français, pour un résultat sans appel, et une foule unanime face au talent des 2 DJ présents sur scène.

Fakear

 

Fakear, alias Théo Le Vigoureux prend la suite de Bon entendeur, et sous la lune légèrement voilée, comme en hommage à son titre désormais culte, les sonorités se bousculent. On se croirait à l’aube, lorsque la lumière se lève, le jour renaît et la nature se réveille. Une sorte de voile exquis surplombe la foule, et la voilà partie pour un set enivrant.

Le jeune DJ, faisant parti de cette nouvelle génération de talents électro français ( Petit Biscuit, Kungs…) a choisi d’être sur scène accompagné d’instrumentistes, pour le plus grand bonheur des amoureux du live. Chaque titre trouvait une saveur différente des versions habituelles, et force est de reconnaître que le jeune DJ connait son métier, et le connait bien même.

 

En résumé, une soirée clôturant à merveille un festival qui a tenu ses promesses ! Une programmation plus qu’impressionnante d’année en année, des artistes tous enchantés du cadre bordelais, un message écologique transmis à des festivaliers réceptifs… On ne peut qu’imaginer le meilleur pour le Climax des prochaines années!

 

Quand à nous, c’était Start It au Climax 3e édition, Enjoy & Stay Tuned!

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