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[LIVE REPORT] ANATHEMA x ALCEST A LA ROCK SCHOOL

### LIVE REPORT : ANATHEMA + ALCEST ###

 

Mardi 10 Octobre, c’est un Matthieu épuisé par les cooptes mais impatient de retrouver son entourage métalleux habituel qui se dirigeait vers la Rock School Barbey, afin d’assister au concert d’Anathema, précédé du groupe français Alcest.

A peine arrivé devant la salle, le mélange d’odeurs de tabac et de bière, le tout entremêlé de longues chevelures, confirmait le lieu de la soirée. 15 min avant le début du spectacle, c’est donc une file d’adultes, ados, enfants, personnes âgées toutes confondues et réunie par l’amour du rock, qui avançait petit à petit afin de pénétrer dans l’enceinte du bâtiment.

21h : Le groupe de Rock Progressiste / Post- Black Metal Alcest entre sur scène, à l’aide d’une intro plaçant les bases de la soirée : Puissante, épique, efficace.

Et pendant toute la durée du set c’est un public captivé, headbangant (pardon pour ce franglais) à peine, hypnotisé par les mélodies à la fois calme et intenses provenant de la scène.

Bien que considéré comme un grand espoir du métal français, Alcest dégageait une impression de proximité tellement forte qu’il n’était au final pas si surprenant de voir le chanteur et guitariste Neige (de son vrai nom Stéphane Paut) peiner à trouver ses mots pour nous remercier d’être venu. Comme quoi, connu ou non, rien n’enlève l’émotion de jouer devant un public.

Enchainant les titres notamment de leur dernier album « Konama » ( Oiseau de Proie, Je Suis d’Ailleurs…) , Alcest a su faire honneur à son rôle de première partie que certains trouvent rabaissant. Verdict : une découverte incroyable pour notre Starteux, transporté d’un bout à l’autre du set.

Après une pause salvatrice permettant à chacun de consommer son quota de bière, le public reprennait sa place dans la fosse pour accueillir le groupe phare du jour : Anathema.

Le groupe anglais a connu ces dernières années une transition assez importante dans leur style, passant du death-doom à un rock progressiste plus « classique », avec notamment l’arrivée en 2010 de Lee Douglas, chanteuse, apportant sa voix pure aux mélodies du groupe comme vous pouvez le constater ci-dessous :

Pur, c’est l’adjectif que l’on pourrait utiliser pour décrire les 2h de concert du groupe.

Des mélodies incroyablement entrainantes, se transformant en refrains puissants, agrémenté de solos faisant frémir le plus gros des métalleux présent dans la salle, bref un voyage musical sensationnel.

Reprenant quelque uns de leurs anciens titres et succès , à l’instar de Untouchable, et jouant les morceaux de leur dernier album The Optimist, primé album de l’année au Progressive Music Awards, le groupe a su ravir fans de la première heure et néophytes.

Et oui, si les concerts de rock sont si incroyables c’est aussi parceque quand le chanteur annonce entre deux morceaux «  I don’t wanna see a single f*cking camera », tout le public range ses téléphones, laissant le concert dans les mémoires et non dans les cartes SD. Et Dieu que ça fait du bien.

Entre temps, le public a pu fêter l’anniversaire de la chanteuse, « en français s’il vous plait », rajoutant une touche encore plus personnelle à la prestation du soir.

Enfin, cerise sur le gateau, nous étions prêt à tout sauf à entendre l’intro de Shine On You Crazy Diamond de Pink Floyd, en intro du dernier morceau, Fragile Dreams ; Les poils se sont hérissés, l’apothéose pouvait commencer. Mieux que des mots ou vous laisse écouter cette séquence, c’était à Berlin il y a 2 mois :

En résumé : Une soirée absolument magique, une ambiance familiale comme on l’aime chez les métalleux, la très bonne découverte d’Alcest, et Anathema tenant toutes ses promesses ; Merci la Rock School et vive le rock !

 

Par Matthieu Le Goff

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