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[LIVE REPORT] HOLY TWO & JABBERWOCKY au Krakatoa : la porte vers une autre dimension

C’était dans un Krakatoa bondé qu’Holy Two et Jabberwocky étaient conviés en ce mercredi 22 novembre. En cette journée ensoleillée, le bordelais était chaud, le bordelais était souriant, le bordelais était de bonne humeur. Mais il ne s’attendait sûrement pas à commencer sa soirée par un voyage des plus sensationnels.

 

Au fur et à mesure des concerts, on se fait la remarque que, quand même, on n’est rarement déçus en sortant du Kraka. Beaucoup de très bons artistes se succèdent chaque mois, les sensations, la vibe est toujours bonne. C’est probablement dû en partie à sa magnifique acoustique, et on l’a particulièrement ressentie ce soir-là. On tenait à le dire, ça n’a pas forcément d’impact sur la suite mais c’est toujours bon de le savoir !

 

Holy Two se présentent sur scène. Elodie et Hadrien sont habillés tous deux d’une veste argentée brillante, leur signe caractéristique. La chanteuse arrive pas à pas, encapuchée, entonnant quelque chose ressemblant à un sermon, une histoire qu’elle veut que l’on écoute, Misunderstood. Elle joue ainsi avec les lumières blanches focalisées sur ses gestes et expressions faciales. Quelque peu subjugué, le public attend le climax, le moment où l’explosion aura lieu, de toutes les sonorités qu’ils nous étaient possible de deviner avant même que tout s’active. Au fur et à mesure que les performances se succèdent et malgré un problème technique, magnifiquement comblé par une prestation acoustique de Cold Fame, on tombe peu à peu amoureux de la voix d’Elodie. La chanteuse a de multiples facettes, capable de tout, grâce à une voix qui nous fait frémir.

Mais le vrai coup de foudre se produisit à un moment que l’on qualifierait d’unique dans tout le concert. Le duo interprète son émouvant Orchid, laissant une bonne partie de l’audience bouche bée, focalisée sur le duo se tenant face à face. L’un à la guitare, l’autre jouant de sa voix afin de susciter une émotion palpable au sein du public, mais également pour eux que l’on sent véritablement connectés tout en l’étant avec nous.

Avec leur morceau Festin, seule prestation en français, Holy Two bouscule la salle mérignacaise avec des mots violents, du sarcasme, de la trahison…

“En goûter réjouissant
Ou apéritif maudit
Je dévorerai ton coeur saignant
Même peut être encore en vie”

Là encore, Elodie va de gamme en gamme, atteignant des hauteurs inatteignables, et nous dévoile un hymne d’une douce violence. Le public se demande comment une telle voix et une telle poigne peut se dégager d’un si petit corps, d’une telle douceur,..

 

Entre rock, électro et rap, Holy Two nous a proposé une première partie éclectique et parfaitement maîtrisée, en y amenant tout ce que l’on préfère dans les différents styles composant leur ADN musical.

Le trio Jabberwocky entre sur scène accompagné de la magnifique Tessa B. qui a le plaisir de réaliser l’ensemble de la tournée MAKE MAKE TOUR 2017 en compagnie du trio. Le groupe commence sur des nouveaux sons, ceux de leur dernier album fraîchement sorti, dénotant un peu de Lunar Lane, leur premier album composé de tous leurs gros succès.

La particularité du groupe a toujours été de dealer avec des artistes féminines aux voix plus incroyables les unes que les autres, Clara Cappagli, Ana Zimmer, Elodie Wildstars, et bien d’autres encore, … Le fait de voir sur scène une seule chanteuse, aussi douée soit elle, est la seule ombre au tableau pour les puristes. Mais Tessa B. fait le taff, elle arrive à convaincre la salle, sur Honey Moon ou encore Late nights, avec sa voix et son déhanché à tomber. Le concert commence doucement mais sûrement. Après quelques performances des titres de leur dernier album Make Make, tout le monde attend les “classiques” du groupe…

Aussitôt dit aussitôt fait, place à l’envoûtant Photomaton ou l’histoire d’une femme fatale hypnotisant les hommes jusqu’au point de non retour. Un sentiment étrange, une dope intense et pure, des beats maîtrisés, une instru à tomber… Jamais déçu de ce chef d’oeuvre à la française. Pola, Ignition, Holding Up se succèdent et embrasent la foule qui se met à danser. On se croirait en boîte, entourés d’un flou exquis dont on ne ressort pas indemne.

Quand le groupe s’en va, c’est de façon pudique : un signe de la main, un “Merci” et puis ils sont repartis.. Nous laissant orphelins de cette soirée inoubliable. Mais le rappel a eu l’effet escompté, les revoilà sur scène, aussi vite qu’ils sont partis. Ils lancent leur Fog sous les lumières vertes du Krakatoa, et comme un saut dans le vide, un dernier souffle, nous lâchons prise, aux côtés de ce trio hors norme, que dis-je, renversant…
Par Solène Baron et Mathieu Triquenot

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