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Fatals Picards 3

[LIVE REPORT] Les Fatals Picards, Jacques & Jacques : la Rockschool on fire !

Ce samedi 25 novembre était une date à noter dans son calendrier : les Fatals Picards, groupe français mythique et déjanté connu pour ses chansons drôles, engagées et décoiffantes investissait la Rock School Barbey pour un concert plein de pogos et de bonne humeur. Ils étaient précédés par Jacques & Jacques, un duo aussi barré et dans la même veine qu’eux, qui ont totalement séduit le public par leur talent et leur jeu de scène.

Ah quel bien ça fait d’assister à un concert comme celui-là ! Déjà, les artistes étaient français ce qui a énormément facilité l’échange avec le public. On est de plus en plus habitué à aller voir des artistes anglophones et bien souvent la performance scénique est mise de côté si l’on enlève la danse, les jeux de lumière, la présence et la prestance de l’artiste. L’avantage de ces concerts en francophones d’artistes un peu déjantés, c’est la performance humoristique, la complicité, la relation avec le public. Concrètement, cet aspect a complètement transcendé le concert qui mêlait le kiff auditif, des performances incroyables, des interludes humoristiques, des anecdotes sur les artistes, des moments de partage avec l’audience et des rires des deux côtés.

Jacques & Jacques, c’est deux mecs un peu fous, qui sont là pour chanter ce qui les tracasse, ce qui les fait kiffer, d’une manière complètement décalée. Parce que finalement, selon eux, c’est carrément plus “cool d’être vieux”. Bah ouais, parce que le soir, avant de dormir, tu peux prendre toute sorte de pilule qui t’emmènera loin, personne te dira quoi que ce soit ! Après, même si c’est cool d’être vieux, Jacques, accompagné par Jacques à la guitare, tient tout de même à nous faire part de sa triste expérience que chacun connaîtra un jour : l’apparition du premier cheveu blanc. Mais au diable les tracas du quotidien, le duo nous invite au travers de leur énergique Bienvenue au Jacquistan à rejoindre leur communauté fondée sur des valeurs simples : paix, amour et bonne humeur. Bon, il faut juste accepter de se faire baptiser Jacques. Mais en vrai, ça a l’air cool.

Après cette douce rencontre avec Jacques & Jacques, nous avons un petit moment de pause pendant que les Rodies préparent la scène pour l’arrivée des Fatals Picards, le drapeau levé, avec leur nouveau logo de l’album Country Club, sorti en Octobre 2016. Et ça y est, zéparti, le chanteur, Paul Léger, arrive avec son T-shirt ananas, son “Ice tea périmé” et nous offres des vrais shows d’inter-scènes : il rit avec le public et nous donne clairement l’impression de rentrer dans leur monde, leur point de vue, leur philosophie (#jesuisamelbent). On pourrait presque payer notre place juste pour le voir sur une scène tout seul pendant 1h30, mais en plus de ça nous avons droit à des titres de leur anciens albums tels que Le combat Ordinaire, que l’on retrouve dans l’album Le sens de la Gravité sorti en 2009 où même l’incontournable Bernard Lavilliers de l’album Pamplemousse mécanique sorti lui en 2007. On participe alors à un mélange entre la nouveauté et la nostalgie vu que nous avons aussi droit à de nouveaux morceaux comme Le Magnet du Jura ou Tais toi et creuse de l’album Country Club.

Le moment de partage à son point culminant fut lorsque Jean-Marc Sauvagnargues nous interpréta Mon père était tellement de gauche, sûrement l’une des musiques les plus connues, un de leur best-sellers.

Donc si vous voulez un spectacle mélangeant rire et musique rock avec un groupe jouant sur les scènes françaises, bruxelloises et bientôt québécoises, nous vous recommandons fortement d’aller voir Les Fatals Picards en concert. Si vous n’êtes pas un fan à la base, ne vous étonnez pas que tout le monde autour de vous connaisse les paroles. Au pire, faites des mouvements de bouches hasardeux, du playback, n’ayez pas honte, on est là pour kiffer ensemble.

 

Par Hector Jean et Mathieu Triquenot

 

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