20h15, la salle est déjà pleine à craquer et Steven Prigent aka SPS prend place sur la scène du Krakatoa, entre deux claviers et entouré d’une série de dispositifs électroniques visant à moduler le son à sa guise. Il s’assoit et se lance directement dans une mélodie envoutante. Avant de parler de sa musique, il semble intéressant de parler de son équipement : mariant électro et orchestral, le setup est plutôt impressionnant pour un seul musicien. En effet, jouant sans problème sur ses deux claviers à la fois, il enchaîne des mélodies et des modulations sans le moindre mal comme s’il pilotait une sorte d’engin spatial.

 

    

 

Ce premier morceau était donc redoutablement progressif : partant d’une simple mélodie de piano, il est monté en puissance sans que l’on s’en soit vraiment rendu compte pour finalement arriver au paroxysme, hypnotisant au passage tout le public. Cet artiste intriguant à la fin d’un long premier morceau annonce déjà le dernier, provoquant l’incrédulité du public « Je vais donc jouer mon dernier morceau … Il est long ne vous en faites pas ». Il joue donc sa musique Tribute, en nous laissant deviner à qui il rendait hommage. Une fois de plus c’est un morceau progressif et réellement envoutant.

 

  Un projet musical à suivre donc, si vous voulez passer un bon moment et que vous voyez SPS Project sur une affiche n’hésitez pas !

 

Enfin le moment tant attendu du public va arriver, la tension est palpable et les techniciens installent une sorte d’étrange rideau translucide devant la scène. Et après vingt longues minutes d’attente, le groupe Archive composé de sept musiciens dont deux chanteurs, se met enfin en place et après une entrée théâtrale digne de nos attentes, et commence à jouer le morceau Driving in Nails, un son plein d’énergie qui met le public directement dans l’ambiance. La très bonne surprise, c’est le lightshow : un vidéoprojecteur utilisait l’étrange rideau devant la scène comme un écran, créant un effet 3d impressionnant en superposition avec l’écran led situé derrière le groupe.

Le groupe enchaîne donc des morceaux pour la plupart tirés de son dernier album, tous plus profonds et puissants les uns que les autres. On a pu par exemple entendre des titres comme False Foundation ou Fuck You toujours dans le même esprit. Si on devait résumer les sonorités employées, il faudrait parler de la performance purement Rock (batterie percutante, guitares électriques, guitare basse, …) mais aussi de l’influence électro présente dans tout morceau d’Archive : un sound design ultra moderne, des synthés puissants ou profonds, et des fx d’ambiance qui donnent au son une véritable consistance.

            

 

Pour revenir sur la performance elle-même, après la chute du rideau révélant les artistes au grand jour (on ne pouvait plus prendre de photos à ce moment-là hélas), le groupe a su jongler habilement entre mélancolie et dynamisme. Par exemple le morceau Lights, une véritable perle musicale provoque chez le public une contemplation admirative, aussitôt rompue par la puissance du titre suivant. Finalement le ressenti est excellent, et on se laisse entraîner par les mélodies complexes et rythmées d’Archive.

 

Un seul regret peut être, l’absence de chanteuse dans ce concert, qui empêchera le groupe de jouer certains titres phares comme Londinium, attendus de tous.

 

En guise de conclusion, ce concert était vraiment bon, tant grâce à la performance visuelle que grâce à celle des artistes. Archive s’est (sans surprise) montré à la hauteur de nos attentes.

 

Par Bastien Bellamy.