Ce vendredi 24 novembre Kalash a pris possession d’un Rocher de Palmer bouillant, prêt à la fusion. Le public, aussi hétérogène qu’attentif, a grandement contribué à ce spectacle flamboyant : la recette magique d’une soirée réussie.  

Nous sommes arrivés au Rocher sous une pluie battante avec une température pas franchement haute. A peine rentrés, les premiers beats se font entendre. Il était temps pour nous d’aller découvrir ESDAY, un rappeur bordelais venu accompagné de quelques autres jeunes talents. Le ton est donné : les influences dancehall et reggae se font sentir, les artistes bouillants d’énergie et d’envie de partage vont tout donner pour le public.

 

Les spectateurs commencent à s’échauffer grâce à la folle énergie d’ESDAY, et le public “éclate” lorsque entre deux chansons, le rappeur demande à la foule « Je vais vous demander de faire énormément de bruit pour cette dernière chanson, et pour Kalash qui va bientôt arriver ».

21h20. Le public, impatient, s’est reserré. Le devant de la scène se fait plus compact.

21h40, Kalash arrive, le public hurle. L’antillais est tout de blanc vêtu, avec de grandes chaines, et de lunettes de soleil assez sobres. Il occupe l’espace de manière naturelle mais totale. On ne sait pas à quoi s’attendre puis des béats très entraînants sont lancés, comme une promesse d’un concert haut en couleurs.

 

 

Kalash s’est globalement peu exprimé, si ce n’est pour asséner des « Vous êtes chauds Bordeaux, on continue ? ». Néanmoins, il a tenu, au milieu de son show, à remercier ses fans de toujours : « Les gars, les vrais connaissent et savent qu’au début j’étais plus dans le Dancehall. Maintenant, on s’est fait rejoindre par d’autres fans, et j’aimerais vous remercier d’avoir toujours été là ». Il enchaine avec le titre Mode Avion,

 

Il n’aura donc pas oublié ses fans de la 1ère heure. Beaucoup de dancehall, un peu de reggae, Kalash se montre sous un jour qui nous était inconnu : un artiste complet, capable de chanter juste et haut, le temps d’une belle chanson qui laissera le public ému, un artiste généreux, dans sa musique, mais pas seulement, également dans l’énergie qu’il a transmis à ses fans, lorsqu’il a notamment envoyé une petite fille sur scène pour danser avec lui.

Le temps des feats arrivent. Et Kalash a sans aucun doute gardé le meilleur pour la fin : il commence avec Rouge et Bleu ft. Booba (son qui a sûrement contribué à le rendre encore plus célèbre au moment de sa sortie en 2007). Il reprend les célèbres paroles avec le public conquis qui aurait toutefois apprécié la présence de Booba, ce à quoi Kalash pallie bien en se donnant encore plus. S’en suit Koussi Koussa ft. Niska pendant laquelle le rappeur, exalté par le public, se lance avec brio dans le couplet de Niska. La messe est dite, Kalash est un artiste complet.

 

Le coup final tombe avec Mwaka Moon, qu’il interprète entièrement. Mais pas seulement. Pour satisfaire un public déjà conquis, Kalash reprendra sa façon phare 3 fois, rapidement, a capella, avec le public.

 

La dernière chanson terminée, Kalash remercie les musiciens, les ingé’ son, et le public. Pas de rappel de l’artiste mais finalement, après un concert si complet, la question de son utilité ne se pose même pas. Le public, ravi, quitte ce chaudron qu’est devenu le Rocher de Palmer.

Kalash les a conquis, et nous aussi.

 

Par Axelle Tribouley.