Avec son nom exotique et ses mélodies entraînantes, le groupe Girls in Hawaï, ou plutôt, “les girls” ont su enflammer la salle du Krakatoa en ce jeudi 23 novembre.

    Nous sommes arrivés pour le début du groupe Ropoporose, la première partie : une vraie, bonne surprise. Après quelques bricolages et autres soucis techniques, le (très) jeune duo a rapidement su affirmer son style et sa légitimité sur scène. Des sonorités très éclectiques et éloignées mariées avec une aisance affolante. Ce qui intrigue dès le début, c’est la proximité du groupe avec son public : malgré un peu de gêne aux premiers abords vis à vis d’un public (il faut le dire) plutôt âgé et visiblement exigent, le duo prend vite ses aises et se met à converser sur scène comme s’ils étaient seuls “Eh dépêche toi tu nous fais, perdre du temps! – Non mais c’est toi qui nous fait perdre du temps”. Ils se mettent ensuite à jouer le titre Moon, progressif et envoûtant.


    A propos du soundsystem et de l’éclairage, rien de nouveau sous le soleil : le Krakatoa assure une fois de plus un bon équilibre au niveau du son et un lightshow exceptionnel. Un objet intriguant a retenu notre attention pendant Ropoporose : une sorte d’abat jour placé sur un tourne disque qui créait un effet visuel vraiment intéressant.
    Une ouverture intéressante donc qui s’adapte très bien à l’esprit du groupe suivant : Girls in Hawaii, n’hésitez pas à suivre ce duo !  

 

Après en avoir pris plein les oreilles avec la première partie, c’est au tour des « Girls » de rentrer en scène…

 

Girls in Hawaii, c’est d’abord un groupe qui sait jouer sur les contraires :

Pendant que la performance des musiciens nous anime, les voix d’ Antoine Wielemans et de Lionel Vancauwenberghe nous transportent, elles dans un monde de mélancolie.

Ils ont profité de la soirée pour nous faire découvrir leur nouvel album : Nocturne, dans lequel cette façon d’appuyer les contraires est la plus présente, et à vrai dire : nous sommes conquis.

Nocturne, c’est donc le dernier album du groupe. Sorti en Septembre 2017, il jongle entre mélodies profondes et basses puissantes tout en conservant l’esprit du groupe. En fait, cet album n’a rien à envier à ses prédécesseurs, on retrouve aussi bien des titres calmes et mélodieux que des morceaux pleins d’énergie et de modernité. Cet album ne s’inscrit donc en rupture ni avec ses prédecesseurs, ni avec les demandes de la scène rock moderne.
Parmi les 10 titres qui composent l’album, nous en avons sélectionné 3 particulièrement intéressants : “Guinea Pig”, “Indifference”, “Overrated”.
    Girls in Hawaii a toujours été un groupe représentatif des tendances pop-folk, tirant un maximum des moyens techniques à disposition. Les titres comme “Misses” véritable joyau musical reposant et mélancolique, ou “Rorschach”, vraiment puissant et énergique, trouvent donc leurs dignes successeurs dans cet album Nocturne.

Bastien Bellamy et Alexandra Letort