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[LIVE REPORT] S.Pri Noir et Sneazzy débarquent sur le Rocher – La guerre éclate

Il est 20:00. Nous arrivons au Rocher. Assez surpris de ne voir aucune file d’attente, nous récupérons les pass et décidons de prendre le pouls de la salle dans laquelle se tiendra le concert tant attendu. La salle est loin d’être comble, mais nous pouvons d’ores et déjà sentir une envie d’en découdre de la part du public. Le DJ set y est pour beaucoup : les basses sont puissantes, saturées et les nouveaux grands sons rap du moment défilent, remixés par un DJ, dont la mission est de chauffer à blanc la salle. Ainsi Trophée de VALD, Boujee de Migos mixé avec l’instru de Look at Me Bad de XXXTENTACION, ou encore Caballero & JeanJass s’enchaînent et la ferveur commence à se faire sentir. Mission réussie pour le premier artiste de la soirée, qui laisse un peu de répit à la salle.

Fin de l’entracte, le public n’en peut plus d’attendre, il exulte. Alors, les sirènes rugissent, les explosions retentissent, la “guerre” peut commencer.

 

C’est S.PRI NOIR qui est le premier à frapper. Et il frappe fort d’entrée. Il choisit un premier son Vivre et Laisser Mourir, morceau tout droit tiré de son premier E.P. sorti en 2014 “00S : Licence to Kill”. Dans ce premier moment avec le public, il entrecroise des morceaux de ses différents projets, passés comme futurs.. Ainsi, on passe de Skywalker (clip sorti en avril dernier qui se trouvera sur son prochain projet), à Millions (clip sorti en 2016), ou encore La Nuit (extrait de l’album “Le monde ne suffit pas” sorti en 2015). A la suite de cette dernière, l’ambiance est telle que le rappeur ne peut s’empêcher de reprendre, en union avec le public et a capella, le refrain. Mais l’artiste a besoin de renforts, c’est pourquoi il demande à son guitariste de l’accompagner sur le morceau Ensemble (un clip également sorti en 2016). Alors, en l’espace d’une petite vingtaine de minutes, le public est déjà en feu, les premiers pogos ont déjà éclaté. Et l’artiste avoue sa surprise, sa stupéfaction et sa joie devant un public si enjoué et réceptif.  

SNEAZZY, à la suite d’Ensemble, fait alors son entrée. Lui aussi reconnaît la ferveur du public du Rocher en avouant “Vous êtes passés Numero Uno en 2 secondes”. Le public exulte alors quand sont jouées les premières notes de N17, premier extrait du projet Dieu Bénisse Supersound Vol. 2, communément appelé DBSS 2 par les fans, et sorti en mars 2017. Le premier passage de ce deuxième artiste est ainsi marqué par des pogos interminables, qui se suivent, au fil des titres proposés par ce dernier. Des titres puissants comme, entre autres, Ari Gold ou encore 3afia. Aucun doute, les deux artistes ne sont pas venu rigoler, et c’est avec une furieuse envie de “kicker” qu’ils sont arrivés sur le Rocher.

Les lumières s’éteignent. Les sirènes résonnent à nouveau. S.PRI revient dans la peau d’un nouveau personnage le Highlander, clip sorti en juin 2017 (dans la même lignée que Skywalker) qui sera sans nul doute sur le prochain projet de l’artiste. Vient alors l’heure de la première trêve, la guerre ayant été jusqu’alors sanguinolente. Sur l’instru du célèbre Welcome to Jamrock de Damian Marley et une ambiance “reggae”, S.PRI nous livre un freestyle haut en couleur, satisfaisant l’audience.

 

La trêve continue et des morceaux comme Baby Gyal sont interprétés. L’artiste joue même avec le public sur le featuring aux 32 millions de vues YouTube Ma Dope, dont le couplet, normalement chanté par Nekfeu, est alors laissé au public.  

 

La trêve aura été de courte durée et la bataille reprend alors de plus belle avec le retour de SNEAZZY, qui enchaîne avec son plus grand succès Skurt Cobain, le morceau idéal pour voir les pogos et “turn-ups” de la foule. Mais la foule, ainsi que l’artiste, en veulent plus. Il demande alors au public de se séparer en deux. On entend les premières notes de Gaddem (Shutdown Remix), extrait de DBBS 1. La foule retient son souffle. Elle attend le signal de l’artiste. A la manière de Moïse, SNEAZZY décide alors de refermer la Mer Rouge et le public s’exécute. Il termine alors son deuxième passage avec Jenny From Da Blocka, un morceau du dernier projet DBSS 3, sorti en octobre dernier.

 

 

Les basses continueront de saturer avec le 3ème round proposé par S.PRI NOIR. L’artiste décide de revenir au début, avec le morceau, très “trap”, Licence to Kill, extrait de l’album (presque) éponyme. Mais ce soir est un soir de fête pour l’artiste, en communion avec le public, qui annonce sur scène la sortie très prochaine de son projet. La guerre doit pourtant continuer, il finira son 3ème round avec Middle Finger, un clip sorti au début du mois.

 

SNEAZZY prend alors la dernière relève et décide de garder le public très chaud, à la suite de son acolyte. Il interprète un de ses derniers morceaux 30040, extrait de DBBS 3. Il admet cependant qu’il n’est est pas dans les conditions optimales pour réaliser ce show, étant quelque peu malade. Mais il continue. Et c’est avec un morceau, Parle Pas Trop, un peu plus calme (mais aussi moins connu) qu’il décide de poursuivre. Il finira son 3ème round avec un peu de nostalgie de 1995 sur Ouais Mec.

https://www.youtube.com/watch?v=zC5EYcNkXcI&feature=youtu.be&ab_channel=StartItKedge

La fin est proche. SNEAZZY commence alors un des succès du duo, Okkk, et est finalement rejoint par S.PRI. Pour cette dernière partie, les deux artistes seront alors tous les deux sur scène pour le plus grand bonheur de tous. Ils vont alors interpréter quelques-uns de leurs feat les plus connus dans une atmosphère beaucoup plus calme et reposée. Le public aura droit, par exemple à Everyday, Évite La. Le dernier son est annoncé, l’armistice est signée sur Saturne, extrait de l’album Cyborg de Nekfeu sorti en 2016.

Le spectacle touche à sa fin et les artistes partent sur une prestation de leur DJ, qui reprend des tubes comme Gucci Gang de Lil Pump. Le départ est précipité, et les lumières du Rocher se rallument sans un adieu prononcé des artistes. Dommage.

 

Une grande soirée se termine une nouvelle fois au Rocher de Palmer. Le spectacle était physique, en témoignent les vêtements des fans qui sortent, trempés.  

 

Par Antoine Brayer et Antoine Chrétien. 

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