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[LIVE REPORT] : Dreamnation, entre Rave et Réalité

Métro Ligne 12, direction Aubervilliers, la soirée a déjà commencé depuis un moment ! A plus de 100 par wagon, la chaleur est intense, mais le public de ce soir est averti puisque pour la plupart il s’agit de « Dreamers » fidèles à cette soirée et pour lesquels le Line Up n’a aucun secret.  Comme chaque année, headliners et étoiles montantes vont mettre le feu aux quatre hangars des Docks de Paris pour le plaisir de 15 000 festivaliers qui ont bien entendu sold-out la billetterie.

Après une longue attente afin de passer les portes du célèbre « after officiel » de la techno parade, nous débarquons dans un monde totalement imaginaire. Nous entendons des kicks, des mélodies s’échappant des quatre stages du festival et ne savons plus où donner de la tête. Il y a même un manège à sensation (que nous avons préféré éviter, pour préserver nos estomacs). Nous décidons d’entrer dans la scène Psytrance.

La Dreamnation porte bien son nom, car le décor de la scène psytrance ne peut sortir que d’un rêve, tant la scénographie est travaillée et puissante. C’est la scène la plus importante du festival et nous comprenons pourquoi : Vini Vici, Blastoyz et Avalon vont fouler le sol de celle-ci au cours de la soirée. Les lignes de basses s’enchaînent, toujours plus puissantes, avec un son de qualité. Même la tête dans le caisson (pour les plus téméraires) il est possible de distinguer les différentes mélodies.

Avant la fin du set de Vibe Tribe nous décidons de faire un tour à la techno afin de se préparer pour Paula Temple. Nous entrons donc dans un sauna amélioré, débordant de fumée de cigarette et de chaleur humaine. Mais tout cela va vite être oublié avec la techno industrielle et sombre de la productrice de Berlin. Le son transporte le public, en trance tout au long du set, jusqu’à l’arrivée de l’animation principale de cette scène techno: des Robots LED géants. Ces derniers jouent avec les lumières comme le public pour apporter une expérience onirique aux kicks résonnants dans la salle.

En voulant quitter la salle pour rencontrer les géants Vini vici, nous rencontrons un problème de masse : la queue devant la scène. Nous nous rendons compte du monde omniprésent, et qui nous empêchera de taper du pied devant ce monstre de la trance.

Mais l’appétence des habitants de la capitale pour les musiques électroniques n’est pas une nouveauté, et voir tous ces gens en ébullition ne peut nous donner que de l’énergie pour continuer la soirée, c’est donc gonflés à bloc que nous nous dirigeons vers les portes de l’enfer : la scène Hardcore.

Nous arrivons un peu avant le set du géant Angerfist, où déjà les basses et les BPM se font sentir. La foule est surexcitée, danse à en perdre les jambes en oscillant entre hakken et shuffle, et se laisse porter par la musique. Puis c’est à son tour de faire son entrée, un moment tant attendu par tous les fans de frenchcore et de hardcore au vu de la renommée du producteur. Il ne nous laisse pas en berne et lâche ses plus gros classiques tout en nous faisant également découvrir ses nouveaux titres.

C’est armée de nombreux lasers, dignes de Defqon 1 (on exagère à peine…) que la Dreamnation a décidé de scénographier son set. La fumée des corps donne vie à ces lumières, qui semblent danser avec la musique, moment magique si on passe outre l’odeur qui l’accompagne.

Nous avons donc un bilan global assez positif de cette édition, même si quelques points négatifs nous restent en tête : le monde, le manque d’aération… Mais l’événement s’est tout de même déroulé sans encombre, et promet une édition 2019 tout aussi spectaculaire ! Rien n’arrête les rêveurs de la Dreamnation, toujours au rendez-vous depuis le début, et cela pour encore de nombreuses années.

 

Musicalement vôtre, William et Théo.

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