– Après une entrée explosive dans le paysage de la techno française,  d’abord en temps qu’organisatrice des Jeudi Minuit à La Java puis en tant que résidente Chez Moune, la protégée de Teki Latex est aujourd’hui co-fondatrice du collectif “Qui embrouille qui ?” qui cherche à promouvoir la scène underground et locale partout en France. Dour, Astropolis, Panoramas, AZF fait désormais partie des “grands”. Son identité, la Dj la retranscrit dans ses sets : sombres et percussifs, avec parfois un ou deux petits morceaux de rap qui rappellent le côté caillera de celle qui a grandi dans la street.

 

On arrive à l’IBOAT aux alentours de minuit, plus déterminés que jamais à vivre LA claque AZF.

La cale est encore plutôt vide, devant nous Gabriel aka Vacant Expression assure la première partie et enchaîne avec les vinyles d’une techno froide.

Les fêtards commencent à s’ambiancer doucement, mais sûrement. Les mélodies sont brutes et lancinantes, enchaînant sons envoûtants et gros kicks. La salle se remplit au fur à mesure alors que les sons s’acidifient.

Il terminera son set par une petite pépite de Northen Electronics : Five Elements faisant trembler le sol de la cale, littéralement. L’ambiance est chaude, ce set était la parfaite mise en bouche pour attaquer avec le plat principal qui nous attend désormais.

AZF entre en scène et ne perd pas une seconde, elle débute directement avec une track indus des plus énervées, contrastant avec la fin du set de Vacant Expression.

Les ravers commencent à s’agiter à la vue de la Dj et dès les premières notes c’est l’euphorie.

AZF enchaîne les sons, toujours plus violents. La foule est conquise et danse (plus ou moins) en rythme avec elle.

Au bout d’un moment l’ambiance devient un peu trop survoltée à notre goût et nous partons nous rafraîchir sur le pont de l’IBOAT où nous sommes accueillis par une ambiance groovy et un vent d’air frais bien plus agréable.

Retour dans la cale, la chaleur nous englobe à nouveau pendant qu’AZF passe de la grosse Acid.

4h du matin, le set d’AZF touche à sa fin mais elle ne semble pas en avoir fini et elle nous achève avec une track pleine d’acidité, qui clôture ce set en beauté.

AZF laisse finalement Brune prendre le contrôle des platines et nous décidons de partir de la soirée un peu prématurément, ratant son set avec une certaine déception. L’exaltation présente dans la salle devient difficile à supporter, rendant les mouvements et l’évolution dans la salle complexent. Je suis d’ailleurs très contente d’avoir mon fidèle k-way avec moi, qui m’aura protégée des nombreuses projections de bières dignes d’un festival breton !

Alex