Depuis plusieurs années, Creammix offre la possibilité aux fans de Jump Up de voir les artistes français et internationaux qui représentent et font progresser ce style. Aujourd’hui cela ne concerne plus seulement la Jump Up mais l’ensemble de la Bass Music !

Retour sur notre rencontre avec eux

Merci d’avoir accepté cette interview et de m’accorder de votre temps. Pour commencer parlez-moi de Creammix, quand est-ce que ça a commencé et comment ?

Romain : On a commencé le 24 novembre 2013 donc 5 ans aujourd’hui ! Avant ça je mixais en soirée puis j’ai rencontré Pablo, il m’a dit qu’il montait une orga et que si je le voulais il y avait une place pour moi alors j’ai accepté. Pour la première on était aux Caves Saint Sabin, les gens n’ont pas accrochés direct, c’était pas top mais bon… un lancement c’est toujours difficile.

Quand-est ce que ça a commencé à prendre de l’ampleur ?

Elias : Il y a 3 ans, en 2015 pour la Jump Up Warriors #9 avec Hedex et Premium en tête d’affiche, le public était super chaud, là on s’est dit : ok on peut aller plus loin.

Ce nom Creammix, il vient d’où ?

Pablo : Creammix, la crème du mix, c’est smooth.

Quels sont vos différents rôles au sein l’organisation ?

Pablo : Je suis le fondateur, vice-président et je m’occupe principalement du booking et tout ce qui se fait en amont des soirées. Je mix en tant que Zudakabass.

Romain : Je suis le président de l’association, je m’occupe de la communication sur les réseaux sociaux et de la logistique pendant les soirées. Je mix en tant que Boneyard.

Elias : Je m’occupe des artistes pendant les soirées et je suis trésorier. Je mix en tant que K-Way.

Héloise : Je gère une des deux équipes de RP qui communique sur les events et j’occupe différents postes pendant les soirées.

Pourquoi être passé de Jump Up Warriors à simplement Warriorz ?

Elias : En grandissant on a eu du succès, on a fait découvrir des artistes au public français comme Matzet par exemple mais on s’est rendu compte que faire des soirées full Jump Up c’était trop ciblé, malheureusement ce style de musique n’est pas assez populaire en France. Les DJ sont tous très bons et renommés mais ça reste un petit milieu, il faut quand même un public d’une certaine taille pour pouvoir continuer. On est passé par une période difficile, alors on s’est dit qu’il fallait vraiment faire quelque chose. La réponse a été : élargir. D’où l’idée de proposer des soirées Bass Music, plus complète avec Dubstep, Drum And Bass et bien sûr Jump Up ! C’est un plaisir pour nous, on touche maintenant une communauté plus large. En plus à Paris, en dehors des énormes events comme la Dreamnation et les Animalz il y a très peu de soirées où on peut écouter plusieurs styles différents.

Romain : Aussi, le Batofar, l’ancien lieu où se déroulait nos events a fermé. On a donc dû trouver un autre lieu, on est passé au Pigallion mais ce n’était pas vraiment en accord avec nous et ce que l’on proposait. En revanche ici c’est parfait.

Ce soir on a la chance d’assister à un b2b avec Jade et L33, comment est-ce qu’on fait pour faire venir des DJ comme eux ?

Pablo : Il faut d’abord instaurer une certaine confiance avec un cercle d’agents, aujourd’hui ils savent que les artistes seront bien accueillis et que le public sera motivé. Ensuite on fait une demande par mail, on trouve une date et on négocie un montant correct pour tout le monde.

Le budget, pour ces deux artistes doit être vraiment important.

Pablo : Oui c’est un gros investissement, cela est possible grâce au prix de location de la salle qui ne se trouve plus à Paris même.

Comment décrire le public des Warriorz ?

Héloise : Adorable ! Le public est réceptif, motivé, c’est une communauté où il y a vraiment une ambiance familiale. On n’a jamais eu de gros problème et on espère continuer dans ce sens.

Quelles sont vos meilleurs souvenirs au sein de Creammix ?

Héloise : En étant staff à une Jump Up Warriors j’ai pu passer un moment avec Hedex, un artiste que j’admire énormément.

Pablo, Romain, Elias : Let It Roll ! On a eu la chance de mixer sur une des scènes du plus gros festival de Drum And Bass au monde en République Tchèque.

Et les pires ?

Pablo : On avait tenté de faire une Liquid Warriors mais ça n’a pas fonctionné, ça a été dur à encaisser.

Elias : Tu as l’air déçu, tu veux quelque chose de plus croustillant ?

Oui !

Romain : Une fois un DJ était venu avec sa femme et elle pensait que tout le monde draguait son mec, elle s’est battue sur la scène avec une de nos amies et lui a mordu la jambe jusqu’au sang !

Qu’est-ce que vous pensez de la scène Bass Music sur Paris ?

Pablo : La scène existe mais il reste encore beaucoup de travail à faire notamment en Drum And Bass.

Romain : ça se professionnalise ce qui est une bonne chose mais c’est difficile de trouver une salle abordable avec un bon système son, ce qui empêche les nouvelles soirées et les nouveaux artistes de se faire connaitre, c’est pour ça qu’on organisé un DJ contest ce soir.

Et pour ce qui est des artistes français ?

Elias : On a de très bons artistes mais en France ça reste très difficile d’en vivre, il y en a quand même quelques-uns qui y parviennent comme les Dirtyphonics mais aux Etats Unis.

Pour finir, des sons à nous faire découvrir ?

Pablo : Subsonic – Apocalypse

 

Héloise : Peekaboo – Arrival (Babz remix)

 

Romain : Barely Alive – Warrior (ft. Mad Hed City)

 

Elias : Turno, Upgrade & Logan D – Make It Clap

Encore merci à Creammix d’avoir accepté cette interview !

Enjoy and stay Tuned.

 

 

 

Julian Couchourel