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[Interview] Mad Dog (English) : The Roman genius

Piliers de la scène hard bordelaise, Skullcore et leurs soirées ont de nouveau pris le contrôle de L’Entrepôt ce samedi 12 janvier avec deux grosses têtes d’affiches 100% italiennes : Mad Dog et F.NøIzE !

Fans de hardcore et de tous types de musiques énervées, nous arrivons sur place, prenons notre bracelet et déjà nous entendons les gros kicks de Ghoul’s Hammer raisonner depuis la grande salle. La foule s’échauffe tranquillement, et les premiers pas de hakken se font sentir tout autour de nous. Autre point qui nous surprend : l’énorme tête de diable gonflable posée sur la scène en guise de scénographie, prête à avaler quiconque s’en approche trop. Avec la chaleur et la musique nous avons l’impression de débarquer dans l’antre de Satan.

 

Après une petite canette rafraîchissante (et oui L’Entrepôt club propose de la bière en canette à des prix défiants toute la concurrence : 3€ !), nous nous dirigeons vers les backstages afin de rencontrer et d’interviewer le chien fou de la soirée : Mad Dog.

 

-“Salut Mad Dog, comment tu vas ?”

-“Super, merci !”

-“C’est ta première fois à Bordeaux ?”

-“Je suis un DJ assez chanceux, je fais de nombreuses dates tout au long de l’année mais je ne me rappelle pas si j’ai joué ici (rires). Mais il me semble que j’ai reconnu l’aéroport, ce qui veut dire que j’ai déjà dû venir ici.”

-“Comment sens-tu le public français ? Assez chauds ?”

-“En Europe aujourd’hui, c’est le meilleur public. Dans n’importe quel type de hardcore, les français donnent tout ce qu’ils ont, c’est vraiment beau à voir.”

-“Quels sont tes plans pour 2019 ?”

-“J’essaye de sortir un morceau chaque mois, et j’ai déjà 3 ou 4 morceaux prêts à sortir. Un avec AniMe, une collaboration avec Angerfist, un avec un nouveau DJ de mon label qui s’appelle Blaster et de nombreuses autres choses.

-“Pour ceux qui ne connaissent pas trop le hardcore et la musique que tu fais, comment pourrais-tu la décrire ?”

-“Ahah, c’est pas facile à dire… Je dirais que c’est mon type de hardcore. Après de nombreuses années j’ai enfin trouvé mon style, c’est de l’énergie avec beaucoup de mélodies et de la distorsion.”

-“Quelles sont tes inspirations pour faire de la musique ?”

-“En ce moment, un peu de tout. Cela va de certains films, jusqu’à la french touch. Je m’inspire pas mal de SebastiAn, ou des gars du label de Busy P, Ed Banger.”

-“Quel est ton meilleur et ton pire souvenir sur scène ?”

-“Je dirais le premier gros event que j’ai fait sur la scène principale, « a nightmare in Rotterdam » une grosse, grosse soirée où je me suis rendu compte que j’avais réussi à être là où je voulais. Et le pire je dirais une fois où j’ai dû aller aux toilettes pendant un set à cause de trop d’eau et d’alcool ahah.”

-“Thunderdome ou Dominator ?”

-“Ah, c’est dur ça… C’est comme choisir entre ta mère et ton père ! Le Thunderdome c’est la soirée de ma jeunesse, les éditions de 97,98 ou 99… et le Dominator, le festival de ma carrière. Je n’en ai pas loupé un seul ! Je ne peux pas choisir ahah.”

-“Ok, et bien merci beaucoup Mad Dog, on te souhaite un bon show !”

-“Merci !”

 

Nous laissons donc le DJ italien et nous dirigeons vers la scène afin de voir si son set allait être au niveau qu’il nous avait promis. Et il ne s’est pas loupé : le créateur de l’hymne du Dominator Festival 2017 enchaîne les drops plus énervés les uns que les autres et réussit à faire transpirer le public. Il fait même plaisir aux fans de terrorcore (tapez sur Google vous n’allez pas être déçus 😉 ) en dépassant la barre des 220 BPM.