Macadam Crocodile, duo composé de Xavi Polycarpe (ancien membre du groupe electro/pop Gush) et de Vincent Brulin ancien membre du groupe Fortune est l’alliance parfaite entre deux influences majeures : funk et électro, teintée de nu-disco.

Ravi de rencontrer ce groupe génial. Après le live que j’ai vu d’eux au Rocher de Palmer à Bordeaux j’étais obligé de les interviewer ! Tout y était : la fraicheur, le groove, l’harmonie, tout était parfait !

 

  • Avec La fin de vos groupes respectifs, pourquoi changer de groupe après par exemple 2 albums pour Gush, pareil pour Fortune ?

 

Xavier : En ce qui concerne Gush, le projet n’est pas dissout. C’est juste qu’en ce moment on compose plus ensemble et que j’avais un peu envie de tester autre chose, pour mieux se retrouver après. Le fait d’avoir plusieurs projets est intéressant musicalement je pense, on se nourrit de chacun de ses groupes.

Vincent : Après le deuxième disque de Fortune on a tous pris des chemins un peu différents même si Lionel (le leader du groupe) continue toujours certaines productions.

 

  • Comment vous êtes-vous rencontrés ?

 

Vincent : On s’est rencontré au lycée, on avait des amis en commun qui étaient dans un groupe de reprise de blues, on a tous les deux fait parti de ce groupe peu de temps après et on a tout de suite accroché.

 

  • D’où vient ce nom un peu insolite, Macadam Crocodile ?

 

Vincent : Lorsqu’on cherchait encore un nom on jouait beaucoup dans les clubs, nos lives étaient très urbains, on trouvait que notre musique sonnait aussi un peu sauvage donc on a décidé d’allier les deux.

 

  • D’où est parti ce projet ? Un jam amélioré ?

 

Xavier : C’est parti d’une envie claire de faire danser les gens, que les gens se sentent impliqués et pas seulement spectateurs, on veut qu’ils vibrent avec nous. Oui c’est une sorte de grand jam à la manière d’un dj set, c’est-à-dire sans pause. Pour notre prochain live d’ailleurs on aimerait être au milieu du public, que les gens se sentent vraiment avec nous.

 

  • Ce projet est également très porté scène : pourquoi ?

 

Vincent : Parce que notre projet c’est avant tout de faire danser les gens, très « fête ». Notre musique est principalement axée live, d’une traite comme on l’a dit précédemment, c’est vraiment à la manière d’un dj set. Le fait qu’on ne soit que 2 (avec un plus petit set up) nous a permis aussi de faire davantage de scènes : des clubs et des salles de concert.

 

  • Quel est l’objectif d’un live d’une traite, sans pause ?

 

Vincent : C’est l’objectif de la fête, qu’on sente une sorte de transe à la fin du live, c’est vraiment ce qui nous anime.

 

  • Comment se passe la composition ? Chacun de votre côté puis vous rassemblez les idées ?

 

Xavier : Au début on a pris des samples de vieux morceaux funk comme Sister Sledge ou James Brown qu’on recomposait complètement pour donner une autre couleur aux morceaux, à celà on ajoutait des synthé, ect… Ce qui donnait quelque chose de nouveau.

 

  • Quels sont vos projets pour la suite ?

 

Vincent : On est sur un projet actuellement qui est l’enregistrement d’un album live le 11 avril au Badaboum à Paris. On voulait vraiment que notre album soit fait avec le public puisque notre credo est la fête donc la communion avec le public.

 

  • Concert ou festival ?

 

Vincent : Les énergies sont différentes, il y a évidemment moins de proximité en festival mais l’énergie est bien plus importante. Nous on est plus dans la proximité, donc pour cela je répondrais plutôt concert.

 

Xavier : Moi j’adore vraiment les deux. En festival c’est plus « show » on doit être plus efficace car le temps est limité donc on se doit d’envoyer plus, c’est vraiment un travail différent.

 

  • Vous écoutez quoi en ce moment ?

 

Xavier : Je m’intéresse à la nouvelle scène française comme Muddy Monk  qu’on produit en ce moment. J’écoute aussi pas mal le nouvel album des Papooz.

Par Mathieu Collard