Dans le métro parisien, on reconnaît aisément ceux qui se dirigent vers le Dream Nation Festival : canettes de bière à la main, sweats aux couleurs de labels, débats sur des artistes, certains signes ne trompent pas. Lorsque nous sortons du métro, nous arrivons sur une place investie par les festivaliers. Tous les styles vestimentaires et musicaux se rencontrent et se préparent ensemble pour cette folle nuit. Nous avons pu assister à des performances variées et puissantes d’artistes présents ce soir-là, voici une présentation de ceux qui nous ont le plus marqué.

Nous nous dirigeons d’abord vers la scène Trance où se produit l’alien Graviity. Il est entouré de grandes colonnes illuminées par des lampes à UV et d’écrans géants qui affichent un mapping très qualitatif représentant des formes géométriques qui s’entrechoquent et des couloirs psychédéliques. Après plusieurs drops énergiques et entraînants, la salle est quasiment remplie et nous sommes surpris d’entendre les premières notes de Bohemian Rhapsody de Queen.  Tout le monde se met à chanter les paroles en cœur jusqu’à ce qu’un énorme drop de Trance arrive pour nous faire danser, un beau moment. Mais nous ne sommes pas au bout de nos surprises, Graviity enchaine ensuite avec TNT d’ACDC qu’il reprend sur scène à la guitare accompagné toujours bien sûr d’un kick de Trance.

Nous nous sommes ensuite rendus à la scène Bass Music sur laquelle se sont produits Downlink et Phase One, deux artistes Dubstep qui nous ont retourné, et toute la salle avec, à coup de drops explosifs. Une fois encore la scénographie est bien travaillée, le mapping est composé de moteurs, de robots et de vaisseaux spatiaux qui tirent des lasers. En parlant de lasers, la scène Bass Music et la scène Hard en étaient équipées d’ultra puissants qui nous ont vraiment impressionnés. Tout le monde se déchaîne sur les morceaux qu’enchaînent les deux DJ comme Mosh Pit (qui porte très bien son nom) de Downlink ou encore un petit sample de This Is America de Childish Gambino qui passe très bien. Les transitions sont parfaites et leur maîtrise incontestable. En sortant de la salle, nous entendons les murs vibrer !

Nous avons décidé de faire un tour à la Hard Stage où nous avons assisté au show de Rebelion & Malice que nous avons découvert pour la première fois et ce fut une révélation ! La scène formait une sorte de grand portail dimensionnel comportant des ruines entourées d’écrans qui oscillaient entre crâne et pentagramme. D’énormes lumières blanches accrochées au plafond balancent des flashs jusqu’à la moitié de la salle. Le tout accompagné de lasers rouges est vraiment puissant. Les kicks sont originaux, de plus en plus rapides, chaque drop réussi à être plus violent que le dernier. Une chose particulièrement plaisante fut l’utilisation de kicks assez clairs qui permet d’écouter tous les sons ce qui est parfois difficile avec la Hardcore.

Le monde ne s’est pas trop fait ressentir malgré le grand nombre de gens présents, on regrette seulement qu’il n’y ait plus l’incroyable manège présent lors de la précédente édition. Nous avons également assisté aux performances de Mad Maax, Delta Heavy, Bliss, Billx, Black Sun Empire et Proxima qui nous ont chacun transportés dans leur monde pour le plus grand plaisir de nos oreilles (toujours protégées, c’est important).

Un grand merci à la Dream Nation pour l’invitation !

Enjoy & Stay Tuned.

Martin Juliot et Julian Couchourel