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Le monde de la musique s’est lui aussi engagé dans le Black Out Tuesday

Black Out Tuesday

Après l’assassinat de Michael Brown à Ferguson, Eric Gardner à New-York, et de bien d’autres Afro-Américains, s’est ajouté à cette liste bien trop longue le nom de Georges Floyd, mort asphyxié par un policier blanc, Dereck Chauvin, à Minneapolis aux Etats-Unis. Le confinement avait déjà montré un abus de pouvoir des forces de l’ordre, en particulier sur les communautés minoritaires et cette énième “bavure policière” était le crime de trop. S’ensuivi des manifestations partout dans le monde portées par le mouvement Black Lives Matter. Nous avons également pu assister hier à un tout nouveau phénomène sur les réseaux sociaux, le Black Out Tuesday, autrement dit Mardi Débranché en français. Vous l’avez sans doute remarqué sur votre feed instagram, mais le monde a été inondé de carrés noirs, symbole de soutien aux protestations contre les violences policières visant les Africains-Américains aux États-Unis.

L’industrie de la musique s’est retrouvée directement touchée par ces événements. En effet, Georges Floyd était considéré comme une légende du rap à Houston. Ainsi, de nombreux artistes ont déclaré une journée sans musique : “Ce n’est pas un jour de congé, c’est un jour pour réfléchir et trouver des pistes pour avancer vers la solidarité”, a annoncé dans un communiqué Columbia, qui a suspendu son activité, aux côtés de Warner Music Group, Universal Music et leurs filiales, détaille le Miami Herald.

L’industrie de la musique à l’arrêt : #TheShowMustBePaused

Les plus grandes maisons de disques telles que Sony Music, Warner Music Group et Universal Music ont donc participé au “Black Out Tuesday” en suspendant leurs activités. En plus de ces grandes maisons de disques, on pouvait également voir se joindre à la lutte des labels indépendants et des artistes créant une grève générale de l’industrie musicale. Nombreux sont ceux ayant utilisé l’hashtag #TheShowMustBePaused pour montrer que pour l’une des premières fois dans l’histoire, la musique a été mise sous silence.

Pour cette industrie, il ne s’agit pas seulement d’un engagement de 24h, mais d’une véritable révolution sociale qui aura des répercussions sur le long-terme. “Nous allons mener ce combat à long terme. Un plan d’action sera annoncé.” ont déclaré les deux femmes à l’origine de ce mouvement.

Les plateformes de streaming s’engagent elles aussi

Les plateformes de streaming, premiers intermédiaires des valeurs de la musique entre artistes et auditeurs, se sont également engagées chacune à leur manière. On retrouve par exemple des messages de sensibilisation, sur Deezer notamment. Spotify a, quant à elle, décidé d’afficher les principales playlists avec une cover assombrie, et de mettre en avant sa playlist Black Live Matters, en hommage au mouvement militant afro-américain.

De plus, la plateforme a annoncé qu’elle ajoutera à ses podcasts et listes de lecture un silence de 8 minutes et 4 secondes, durée durant laquelle George Floyd est resté sans respirer sous le genou du policier américain.

La musique a toujours été un vecteur de messages, présente dans les luttes sociales et politiques, et plus encore pour la communauté noire, un appel à la justice. Nous sommes au milieu d’une révolution, et la musique, encore une fois nous accompagne dans cette lutte que nous devons tous mener. Par ailleurs, c’est le groupe Anonymous qui a récemment utilisé la musique comme arme en diffusant sur toutes les radios de police américaines un son qu’on ne présente plus :

Black Lives Matter

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