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AG002 : Focus sur la sortie du vinyle techno du label prometteur Agora Records

Le 13 novembre 2020, le label Agora Records sort son premier vinyle intitulé AG002.  Créé à Nantes, le label Agora Records entremêle dans ses productions les arts, les styles et les mutations de la techno. De l’angoisse à l’espoir, les ambiances y sont représentées à travers l’illustration. Dotée d’influences mélancoliques et émotionnelles, leur direction artistique est tournée vers l’antiquité grecque. 

Le vinyle comporte 4 titres techno d’artistes renommés tels que TRBL, DREAD, NRD et Brulée. AG002 représente, à travers l’image et la musique, le combat entre Thésée et le Minotaure dans le labyrinthe. Les visuels, les clips et les musiques sont construits autour de cette même idée,  on retrouve des ambiances épiques, trancy, fight.

Le projet a déjà obtenu des supports de I Hate Models, Amélie Lens & Paula Temple.

Après avoir assisté à leur évènement L’Odyssée Chapitre II en février dernier, nous nous sommes donné rendez-vous aujourd’hui avec le manager de l’Agora Records, Armory, pour parler plus en détail de la sortie du projet et de la conception du vinyle …

Quand a été fondé le label Agora Record ? 

C’était une suite d’envies après les différents évènements qu’on a pu organiser avec le collectif Agora. On l’a fondé en octobre 2019 et le projet a pris de l’ampleur. Avec le Covid on a dû mettre de côté les évènements mais cela nous a permis de trouver du temps et de pousser le projet encore plus loin ! 

Pourquoi l’envie de faire un vinyle ?

C’est une envie de passion je pense, de regrouper des artistes que l’on aime sur un seul et même disque en transmettant notre musique, c’est un réel accomplissement ! C’était aussi une suite logique pour le label, un moyen de se faire une place dans le monde des labels, de faire poser des artistes reconnus, de pouvoir gagner en visibilité et d’émerger à l’international car le disque peut se vendre partout !

C’est plus le côté objet/déco qui est recherché ou le fait de pouvoir les voir jouer par d’autres artistes ?

Le vinyle est très démocratisé dans le monde de la techno. Il a un côté utilitaire plus que de collection. Beaucoup d’artistes jouent avec des vinyles dans la musique électronique. On peut retrouver des vinyles joués à l’autre bout du monde et c’est un peu un objectif pour un label.

Comment s’est fait la connexion avec les 4 artistes sur le vinyle ? 

Avec chacun des artistes, la connexion s’est faite différemment. NRD, Dj nantais, était déjà résident dans nos soirées.  Il est un peu la touche locale nantaise et c’était important pour nous d’avoir ça sur ce projet.

TRBL, artiste belge, que nous avions invité à notre dernier évènement. On s’était bien entendus et la connexion s’est faite par la suite. 

Concernant Brulée, j’aime beaucoup sa musique et son travail autour de son label, j’ai été ravi de l’accueillir sur le projet. 

Dread avait déjà sorti un single sur AG001 et ça avait bien matché entre nous.  Le but était de créer un  univers global autour du vinyle. Les quatres artistes se retrouvent dans cet univers, se mélangent et se combinent bien. On voulait avoir aussi des artistes qui viennent de différents horizons. On retrouve le côté local avec NRD, le côté national avec Brulée, qui est parisien, et le côté international avec Dread et TRBL qui permettent d’exporter le projet.

On voit qu’il y a un gros travail visuel avec un univers sur l’antiquité grecque très marqué, pourquoi cet univers plus qu’un autre ?

En parlant avec mon entourage de nos idées, j’ai souvent eu l’impression qu’un grand nombre de personnes était curieux de cet univers. On y retrouve un côté mystique. Dans nos enfances, on a tous été un minimum intrigués par la mythologie grecque. Partant de ça, notre idée est d’utiliser une scène de la mythologie pour chacun de nos projets avec les artistes avec qui nous travaillons. Les artistes sont libres dans leurs productions mais restent inspirés par le thème du projet. 

Quelles ont été les différentes étapes essentielles pour créer votre vinyle ?

Dans un premier temps, il y a une grosse première étape sur la prise d’informations et sur la réflexion : quoi faire, quelles sont les ambitions, avec qui travailler, à qui demander des conseils pour éviter de faire “un vinyle test”.  Nous avons cherché des recommandations pour réaliser un produit dont nous serions fiers. Par exemple, on est allé visiter M’Com Musique à Rennes pour voir comment on pouvait créer un vinyle et faire les bons choix sur place. 

Après la deuxième étape a été de mettre en place toute la direction artistique du projet : quels artistes,  quel style de musique, quelle scène allions nous choisir.

Ensuite il y a la réalisation : on reçoit l’artwork et les différentes tracks, produits par les artistes, qu’on envoie en mastering. Pour ce projet on a fait ça avec Conor Dalton, un mastering réputé, il travaille avec Amélie Lens ou encore Robert Hood & DVS1.

Après ça, il y a toute une phase de promo. On envoie le projet projet à des artistes et des médias.

On lance la production en même temps avec les pré-commandes. On accentue beaucoup sur la promo au moment des pré-commandes pour faire connaître le projet. Dès qu’on reçoit les vinyles, on les envoie tout en communiquant sur nos réseaux. 

C’était important pour toi de faire la production vinyle  en France et non à l’autre bout du monde ?

C’était important d’avoir un vinyle de qualité et c’était un plus qu’ils soient produits en France. On avait une idée précise de ce que l’on voulait faire et le fait que la production était proche ça nous permettait d’avoir un peu la main dessus. On a pu en discuter sur place pour faire les choix concernant son aspect physique.

A ce jour combien d’exemplaires avez-vous ? 

On a fait 300 exemplaires. 150 exemplaires ont été envoyés à Lobster Theremin, une distribution londonienne, pour qu’ils puissent les revendre sur des plateformes en ligne ainsi que des shops. De notre côté, on a gardé 150 exemplaires pour les disquaires locaux, Bandcamp, nos proches et les artistes. On a également pas mal de pré-commandes à l’étranger.

Quelles sont les prochaines étapes pour la suite de l’Agora Records ?

En janvier, on va sortir un various artist mais en digital composé de 9 tracks avec que des nouveaux artistes du label. Puis tout au long de l’année, on va faire des EP ou chaque artiste s’inspire d’une scène mythologique grecque. L’idée est de travailler autour d’ambiances plutôt qu’autour d’un style de techno.

Des lives, des events pour le  futur ? 

On a un live sur Clubbing TV qui sort le 16 décembre avec NRD, BXTR, Geerson et moi-même.

Les 3 premiers vinyles de ta collection ?

G-Rom Franck CEx-tension / NarcosisA journey Through The Outs and ins of Underground / Doppleganger EP sorti sur Nocturnal Frequencies

L’artiste avec qui te rêverait de collaborer ?

Un artiste dans l’univers graphique, dans la réalisation de clips, dans l’animation comme Beeple par exemple. Le rêve du label serait de casser un peu les codes des clips undergrounds mais il faut des budgets pour le concrétiser. 

3 Morceaux que tu as découvert pendant le confinement :

Lisa – L’histoire sans fin   / ITCH 599041116 label rennais RED REC / Jazzy BazzBenny Blanco

Ta BO de film préférée :

Interstellar 

Où retrouver Agora Records :

Bandcamp Agora Records : https://agorarecords.bandcamp.com/?fbclid=IwAR1mO8S8_IlizwvJbm8pZ5FK5RwV90Pz_jFOQBT8QDjv1Wlr3m0n_jq31qs

Soundcloud Agora Records: : https://soundcloud.com/agora-records?fbclid=IwAR0XkRrqIq3GAb8C03F6AFdzeh_wZhtzKf3hpiBXGgCX1_vfC4tN1zmm6ho

Facebook Agora Records : https://www.facebook.com/agorarecords1

Instragram Agora Records : https://www.instagram.com/agora.records/?fbclid=IwAR224RozW_dtFwzRrOWyW049Y_UZbRry33U0ksyVt56lFy-AI5TjrTKdgPc

Benjamin, Agathe & Elise

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