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We Love Green Festival, Samedi 10 Juin : Du bon son pour les écolos

Le weekend dernier se tenait la sixième édition du festival We Love Green dans le bois de Vincennes à Paris. Comme à son habitude, la programmation réunissait de gros noms tels que Solange, Damso, Justice, Anderson .Paak mais également des artistes faisant leurs preuves pour la première fois sur la scène française. Le We Love Green, c’est aussi un défilé de penseurs, d’iconoclastes et de personnalités échangeant durant des Think-Tank tournant autour de la problématique environnementale et de l’innovation climatique.


Le festival a commencé en douceur Samedi après-midi. C’est Naya qui a ouvert le bal sur la scène principale (La Prairie) avec sa folk aérienne et rafraichissante, malheureusement, le public endormi par la météo caniculaire n’était pas au rendez-vous.

Le passage de l’Impératrice a réussi, quant à lui, à attirer la foule. Le groupe, petit nouveau de la scène française, nous a fait voyager en proposant une pop mêlant Space-disco, électro et de faux-airs de France Gall. La naïveté des titres Vanille-Fraise ou Agitation Tropicale nous ont transporté vers de futures vacances idylliques.

Changement total d’ambiance sur la seconde scène (La clairière) avec le show de la chanteuse ABRA. Bien que ce soit l’une des premières apparitions de l’artiste américaine en France, celle-ci a su réunir ses fans français (Qu’on peut également qualifier d’un nom plus scientifique qui est « groupies »), elle-même, étonnée de leur nombre. En contrepartie, elle nous a livré un live brûlant et sensuel. La chanteuse de RnB oldschool totalement déchainée et décomplexée sur ses instrus éléctros aux percus marquées, a entonné les succès de son premier EP Princess, en les agrémentant de ‘bodyshakes’ et de bains de foule. La spontanéité d’ABRA a laissé le public dans une excitation générale, climat propice pour accueillir Damso, nouvelle icône du rap belge.

Ovni de la programmation, Damso, seul représentant du rap francophone, a chauffé les spectateurs en à peine quelques minutes en demandant si « les bons bouls écolos étaient bien chauds », tout en étant accompagné de son Dj (et de son bon ami le Jack Da’ dans la main). Il n’a pas été déçu de la réponse, en face de lui, un public survolté connaissant par cœur ses textes. Conservant sûrement ses nouveaux sons pour ses concerts à venir, celui-ci a principalement interprété les titres de Batterie Faible l’ayant fait connaitre dont notamment BruxellesVie, et cela fut loin de déplaire aux spectateurs. Les trois premières notes de Macarena ont été lâchées en guise de clôture du live, ce qui a eu pour effet de créer une réaction immédiate et explosive dans le public tout en le laissant épuisé par la puissance du show de l’artiste belge.

Le concert le plus attendu de la journée était celui de Solange sur la scène principale. Même si on peut reprocher à son premier album d’être assez linéaire et même parfois froid, son live en était très loin et permet de confirmer encore une fois que celle-ci n’a rien à envier à sa sœur en terme de scénographie et d’énergie. Réel spectacle visuel, les musiciens et les danseuses, tout en rouge, arrivant au compte-gouttes ont accueilli la cadette des Knowles devant deux immenses panneaux lumineux plongeant les spectateurs dans l’univers épuré et soigné de la chanteuse. Rien n’était laissé au hasard, chaque geste et chaque déplacement des musiciens et des danseuses l’accompagnant, étaient chorégraphiés et synchrones sur les titres soul et jazz de l’artiste. Le concert a débuté par le titre très calme et très saccadé Rise puis est monté en puissance avec des titres plus funk comme Where Do We Go ou Don’t You Wait. Connue pour son engagement auprès des femmes et plus particulièrement son afro-féminisme, Solange a terminé son spectacle avec quelques mots rappelant sa lutte quotidienne contre les dictâtes de la beauté auxquels sont soumises les femmes noires chaque jour. Puis les musiciens ont commencé à jouer son titre le plus célèbre : Don’t Touch My Hair, créant une belle alchimie avec le public et achevant ainsi de convaincre les plus réticents.

La seconde grosse tête d’affiche de la journée devait être le légendaire groupe de rap des années 80-90, A Tribe Called Quest, annulé à cause d’une opération de l’épaule d’un des membres du groupe. (Ne nous faites plus de faux espoirs de ce type svp, je ne m’en suis toujours pas remise).

À la place, We Love Green les a remplacés par une valeur sûre, Justice. Loin d’être déplaisants mais loin d’être original, Justice nous a fait… Du bon gros Justice : Gros show, grosse foule, grosse lumière et surtout gros son. Le duo parisien nous a servi  ses  plus gros succès : Genesis, D.A.N.C.E, Alkazam ! et bien sûr un We Are Your Friends jouissif pour finir en beauté avec un public carrément extatique. Dernier gros nom de la journée, le set des Dj de Ed Banger a clôturé la journée de Samedi en laissant les spectateurs complètement exaltés (et quelque peu imbibés, mais c’est une autre histoire).

Le We Love Green a donc tenu ses promesses avec une programmation léchée et éclectique tout en préservant son identité d’évènement sensibilisant ses spectateurs aux problèmes environnementaux. Seul point négatif : Son prix, et c’est pourquoi notre live report s’achève sur la journée de Samedi !

 

Par Margaux Philippon 

 

 

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