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[LIVE REPORT] Du Rock au Krakatoa avec Fantômes et Hanni El Khatib

Après une dure journée de travail quoi de mieux que de partager un moment entre amis pour écouter un concert de rock au Krakatoa ? C’est d’ailleurs ce que nous avons décidé de faire ce mercredi 11 octobre.

Que nous annonçait le programme du Krakatoa ? En première partie, le groupe parisien Fantômes et en deuxième partie Hanni El Khatib. “Allez ça part !” nous nous sommes dits avec Clémentine.

Le concert commence donc avec le groupe Fantômes : guitare et batterie, un duo simple, concret qui a fait ses preuves comme le duo des White Stripes . On décèle une certaine juvénilité qui s’illustre par un manque de confiance, tout de même contrebalancée par une énergie plutôt efficace.

Le groupe commence avec des sonorités douces mais les morceaux sont de plus en plus rythmés, permettant cette effet de “mayonnaise” comme nous pouvons l’entendre chez papi et mamie durant les week-ends à la campagne.

Un style pop rock frôlant le garage rock, avec des voix plutôt aiguës, rappelant un peu cette douce époque de rock anglais. La voix du batteur était tout de même plus mélodieuse que la voix du guitariste mais cela reste un guitariste qui a su nous montrer qu’il en avait dans la manche !

Les chansons s’enchaînent sans interruption, ce qui laisse peu de place pour se connecter avec le public. Les deux voix s’harmonisent, mais nous regrettons ne pas avoir plus entendu celle du batteur…

 

Après ces quelques morceaux nous avons pu retrouver Hanni el Khatib. La première chose que nous avons aperçu sont ces images en fond de scène permettant au public de profiter d’un plaisir non seulement auditif mais également visuel. Des images d’entraînement de moine Shaolin suivi de clips psychédéliques, en passant par des vagues et des plages, mais au centre de l’écran apparait le logo du scorpion, ce même scorpion que nous pouvons retrouver sur l’album “Savage Times” sorti en 2017.

C’est pourquoi nous commençons à entendre les morceaux de ce même album, plus calmes que les anciens, ce qui n’empêche pas au public de monter en puissance. Puis celui-ci est emporté par le charisme de l’artiste, il se permet même quelques pas de danse et des petits sautillements d’excitation.

La guitare prend son monopole et se déchaîne : solos jubilatoires, riffs saccadés enchaînement de notes dignes de sa réputation. Le concert arrive enfin à son paroxysme lorsque nous avons droit aux tubes tels que “Dead Wrong”, “Come Down” and “Pay No Mind”. S’enchainent alors pogos, foule en délire, chants et évidemment, jaloux de cette ambiance, l’artiste décide carrément de rejoindre son public avec sa guitare ! Rien ne l’arrête ! On a alors un réel moment de partage entre l’artiste et son public.

Il faut aussi féliciter les musiciens qui ont réussi à faire d’excellentes démonstrations de précision et mettre en avant leurs compétences techniques. Grâce à eux, une vraie mélodie s’est créée.

Et enfin nous avons eu droit à un retour sous les applaudissements du public qui partage l’état de sueur de l’artiste. Le concert se conclu avec le morceau “Two Brothers”, ce qui permet à Hanni El Khatib de finir sur l’une des plus belles de ses notes.

Par Hector Jean.

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