Il est 1h30 du matin lorsque nous arrivons à l’Iboat, lieu phare de la vie nocturne bordelaise. La programmation de la soirée est largement à la hauteur de ce à quoi nous avons été habitués. Ce soir, c’est Paolo Cortes et Pleasurekraft qui se succèderont derrière les platines, dans un marathon cosmique que nous sommes pressés d’entamer.

La salle n’est pas comble, mais l’engouement du public pour la musique de Paolo Cortes est tel que chacun occupe l’espace de façon plutôt mouvementée. Bras qui ondulent, pieds qui tapent, hanches qui valsent ou encore têtes qui cognent, tout le monde est en rythme et semble heureux d’assister à ce moment privilégié avec le producteur bordelais.

 

Peu à peu, nous pénétrons son set qu’il a voulu envoûtant grâce à des voix lointaines, des mélodies entêtantes, mais surtout des kicks gras et puissants qui déchaînent le public, très réactif.

Aux alentours de 2h20, tout le monde semble transporté par l’univers sombre et sidéral du producteur qui n’hésite pas à nous faire transpirer.

On comprend que Paolo n’est décidément pas venu pour trier des 33 tours lorsqu’à 2h43 retentissent les notes bien connues de Rave, de Sam Paganini.

 

Aux alentours de 3h, c’est maintenant au tour de Pleasurekraft de prendre les commandes. Les compteurs sont remis à zéro, et bien que Paolo ne nous ait pas ménagés, l’énergie est au rendez-vous : la salle est maintenant comble et le public est survolté. Après une entrée en matière finalement assez douce compte tenu de ce qu’il nous était réservé pour la suite, Pleasurekraft n’hésite pas à rapidement passer aux choses sérieuses. La puissance de son set ne nous laisse pas d’autre choix que de donner tout ce qu’il nous reste d’énergie pour faire trembler la cale du bateau, désormais pleine à craquer.

 

Pas de répit pour les fêtards, qui ne rencontrent aucune difficulté à enchaîner les drops énervés que propose Pleasurekraft. L’alternance entre des mélodies astrales et entraînantes, et des drops puissants et sombres, tout droit sortis des entrailles de la terre, nous font défier les lois de la gravité avant de nous plonger au plus profond des enfers.

On ressort du bateau au petit matin, épuisés mais le sourire aux lèvres, encore ravis de la soirée qui vient de s’écouler et pressés d’embarquer pour la suivante.

 

Par Joséphine Boëlle.