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[LIVE REPORT] Sopico X Le désordre à l’IBoat – Entre berceuses et combats de catch

Jeudi soir, nous nous sommes encore une fois engouffrées dans le ventre de l’Iboat. Avalées par l’énergie se dégageant de la cale, l’ordre du jour était au “turn up”.

Ce soir là, c’est le rappeur de la 75e sess’, Sopico, qui nous attire ici. Sopico, c’est cette tête blonde du rap parisien, encore un de ces rappeurs autant musicien que lyriciste pour lequel le combo pogos/guitare sèche n’est pas impossible.

 

Pour nous accueillir comme il se doit, l’IBoat nous a fait découvrir ce qu’était “Le Désordre”. Entrée en matière énergique, Le Désordre c’est ce jeune crew de cinq rappeurs, originaire de Pau (Berceau singulier pour le rap). “LD” pour les intimes, nous rappelle subtilement un des membres du groupe.

Pouponnés au Vald, Sneazz, et à la trap américaine, la sauce prend sur les spectateurs qui s’échauffent sur les titres Askip ou Wild Child. Malgré des prod’ quelque peu linéaires, on s’aperçoit rapidement que les membres du crew en ont sous le coude et qu’ils ne risquent pas de se taire de sitôt.  La réponse du public se fait rapide, à base de pogos encore un peu timides mais les encouragements sont bien là.

 

Après une courte pause qui suit le départ du groupe les lumières s’éteignent et le début de la prod du titre Ciel Bleu débute. Sopico rentre enfin en scène accompagné par son public qui commence à chanter avant lui. Le rappeur se place très vite sur le bord de la scène où il restera jusqu’à la fin du concert. Si près de son public que la première ligne des spectateurs, sans arrêt poussée, s’étale littéralement à ses pieds.

 

Dans la chanson suivante Sopico est rejoint par Hash24, un des membres du Dojo Klan. Ils interprètent tous les deux 3 sons de la 75e session, reconnus par une grosse partie de l’audience toujours fidèle au parcours de l’artiste.  Les deux hommes, face-à-face, semblent avoir oublié être entourés d’une centaine de personnes, ils rappent l’un pour l’autre, les yeux dans les yeux, et la fraternité qui les lie, à ce moment là, est plus que palpable.

 

Quand Sopico annonce qu’il va chercher un “accessoire” l’euphorie de la foule se fait ressentir et chacun lui hurle des mots d’encouragements “Il faut que tu perçes Pico”, “Sopico t’es sous-côté”… Debout, toujours plus près du bord de la scène, le rappeur commence les premiers accord de Bonne Etoile à la guitare. Le public agité se calme tandis que l’artiste l’encourage à chanter avec lui. Le featuring public/Sopico est exécuté à la perfection malgré quelques injonctions de certaines personnes du public plus disposées à pogoter qu’à écouter le rappeur jouer de la guitare. Peut-être est-ce la proximité avec le public dans cette petite cale bordelaise, mais le duo guitare/voix installe un climat de sincérité transportant toute l’assemblée.

 

Il enchaîne ensuite avec son dernier Unplugged La Nuit encouragé par l’audience qui l’éclaire à la lumière des flashs de téléphone. Un moment reposant du concert avant de repartir dans du full turn up et full pogo autour des titres du dernier album . L’objectif de la soirée pour le rappeur : Faire couler le bateau. Et ça le public l’a bien compris.

 

Coups de coude dans le dos, trébuchements, chutes, le concert de Pico ne nous a rien épargné, mais empreints d’un esprit de sadomasochisme, on en redemanderait bien lorsque les lumières s’éteignent.

 

Par Margaux Philippon et Fanny Laurent.

 

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