Start It a eu l’occasion d’interviewer Worakls, co-fondateur du label Hungry Music, à l’occasion de la sortie de son projet Worakls Orchestra. Ce projet musical innovant émerge de la fusion entre la musique électronique et orchestrale. Nous avons eu l’occasion de le voir lors de son passage à Bordeaux, pour voir le report de la soirée c’est par ici.

Avant toute chose, quelles ont été tes impressions après ton live très remarqué chez Cercle ?

Worakls : C’était très bien même si j’étais un peu plus stressé que pour un concert « classique » puisque Cercle est visionné en direct par des milliers de personnes donc j’avais davantage de pression mais sinon c’était un super moment dans un cadre parfait.

D’où vient ce nom Worakls ?

Worakls : D’une soirée où un de mes amis m’a vu mixer avec un pote et trouvait que nous ressemblions à des oracles, voilà d’où est venu ce nom tout simplement.

Quand a été pour toi le tournant musique électronique ?

Worakls : C’est quand j’ai commencé à sortir la nuit : un soir j’ai vu Eric Prydz sous le nom Pryda et j’ai compris qu’il était possible de s’affranchir des codes standards de la musique électronique.

Comment es-tu arrivé chez Hungry Music ?

Worakls : J’ai rencontré Joachim (Pastor) grâce à un ami de longue date. N’to je l’ai rencontré dans un festival à Montpellier qui s’appelle United, on est devenu assez vite très proches. On en avait un peu marre des codes et des lignes directrices des labels, on voulait faire notre propre musique, on a donc créé Hungry Music.

Comment as-tu eu l’idée d’allier la musique classique et électronique ?

Worakls : J’y pense depuis longtemps, je dirais 6/7 ans. C’est un projet ambitieux qui demande beaucoup de répétitions, ça a donc pris du temps à se mettre en place.

Est ce qu’il existe un fil conducteur sur l’album ?

Worakls : Non pas vraiment, j’essaie d’exploiter plusieurs émotions dans un même titre; On peut donc dire qu’il y a plusieurs histoires au sein d’un même morceau. J’ai essayé de mélanger différents styles, par exemple le morceau Nikki est très expérimental.

Il y a aussi des morceaux plus classiques tels que Caprice.

Comment s’est passée la composition de l’album ?

Worakls : Disons que j’écris tout mais je suis également ouvert à toutes les nouvelles idées. Lors des répétitions par exemple, les conseils de l’orchestre sont bons à prendre et enrichissent le contenu final. Mes musiciens comme mon violoncelliste m’aident aussi beaucoup.

Quels sont tes projets pour la suite ?

Worakls : En ce moment je travaille sur des musiques de jeux vidéo, ça me permet d’explorer d’autres genres de musique, d’aller dans d’autres directions artistiques. On prépare aussi les lives avec l’orchestre sur 3 zéniths : Paris, Lyon et Toulouse. Il y aura quelques surprises au fur et à mesure pour améliorer le show.

 Pour finir est-ce que t’aurais un artiste à nous faire découvrir ?

Worakls : J’écoute en ce moment pas mal de musiques « Viking », ça sort un peu de l’ordinaire. Je pourrais donc vous citer l’artiste Danheim avec son album Herja qui est vraiment bon.

Enjoy & Stay Tuned

 

Mathieu et Elisa